Lise : batteuse

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Peux-tu nous décrire ton parcours musical en quelques mots ?

J’ai commencé les cours de batterie dans un centre social rue de Ménilmontant. Je sais pas si c’était dû au quartier mais ils avaient vraiment des petits moyens : il y avait 4-5 batteries pas terribles entassées dans une toute petite pièce sans fenêtres, avec parfois des abats jours en fer en guise de cymbale… Mais le prof était très sympa, un vrai rasta à la cool, qui nous apprenait sans partitions en nous répétant , genre « gauche droite, main pied main… ».  C’était trop bien parce qu’il nous permettait de jouer en improvisant à plusieurs batteries.

La 2ème année je m’ennuyais un peu, donc après j’ai joué dans un cours-groupe où on jouait des reprises. C’était très instructif mais j’aimais moins : ça me stressait de jouer en suivant une structure précise, en comptant en permanence les temps et en veillant à ne pas me tromper. Donc j’ai recherché d’autres musiciens avec qui jouer de manière libre, sans prises de tête.

Où en es-tu aujourd’hui dans tes projets musicaux et que recherches-tu?

Après ma première Jam Session, j’avais rencontré un gars trop sympa qui avait apprécié mon côté débrouillarde (je n’avais qu’un tambourin). On a commencé à travailler ensemble sur ses chansons, on verra si on poursuit le projet.

En parallèle j’ai trouvé un groupe de musiciens assez expérimentés dans lequel je me régale à jouer en impro régulièrement. C’est trop bien de communiquer si profondément par la musique…

Une autre anecdote/info que tu souhaites partager ?

J’ai commencé à penser à faire de la batterie… au ski ! Avec ma cousine on passait beaucoup de temps à attendre les autres au bas des pistes. Et l’ennui stimulant la créativité, j’ai commencé à jouer avec le bruit des fermetures éclair/scratchs de mon blouson. Ça faisait des sortes de petits « rythmes » ridicules et rigolos, que ma cousine s’est amusée à compléter.

C’est une famille de musiciens, et avec son frère qui a une très belle voix on s’est mis à faire régulièrement des petites impros musicales. Avec des stylos ou des baguettes chinoises, je lançais un rythme en utilisant des objets autour de nous, et ils complétaient, avec des rythmes ou de la voix, on allait parfois loin dans mes délires… J’aimais beaucoup ces impros familiales spontanées, et j’ai eu envie de jouer sur un vrai instrument, pour faire des vrais rythmes.

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