Gosse, le rock indé à la française!

Gosse est un artiste français qui mélange ses inspirations de rock anglo-saxon et la musique française old-school. Il a fait découvrir ses morceaux de rock indépendant francophone au dernier Mini-contest acoustique!

Comment avez-vous décidé de lancer ce projet et quel a été votre parcours musical ? 

J’ai longtemps été un mec passionné de musique, mais un peu effrayé par l’idée de se lancer et de se mettre en avant publiquement. J’ai commencé à jouer de la guitare assez tard, vers 16 ans en découvrant les Arctic Monkeys. À l’époque j’avais lu leur histoire, j’avais découvert qu’eux aussi avaient commencé à jouer tard, et je m’étais dit que je voulais en faire de même, écrire comme Alex Turner, que je vénérais totalement. J’ai eu une forme de révélation divine, vraiment. Du coup j’ai appris très vite à jouer, je m’y suis mis à fond, et j’ai rapidement commencé à composer. Et puis les études, le fait de ne pas rentrer dans un groupe, de ne pas être satisfait de mes auto-production sur ordinateur, plus une timidité naturelle ont fait que ma scène préférée est longtemps restée ma chambre, et mon public le plus assidu le mur blanc devant moi. 

J’étais dans une situation frustrante, dans laquelle on s’enferme un peu, au point que l’idée que je lancerais quelque chose un jour s’éloignait petit à petit. Et puis en 2018, un ami m’a parlé d’un studio dans lequel il avait enregistré, l’Auditorium de Saint- Ouen, et de l’ingé son qui les avait accompagné, lui et son groupe. Je lui ai demandé son contact, et quelques temps après j’étais moi aussi en studio… pour enregistrer des démos. 

C’est à ce moment-là qu’est vraiment né Gosse, grâce à un petit coup de pousse du destin. Très vite, ce qui devait être des démos guitare / voix s’est transformé en « démos améliorées » et en un projet d’EP, « entretiens d’ébauche ». Le jeu de mot vaut ce qu’il vaut, mais il retranscrivait bien l’idée… Et puis il a fallu que je crée un univers visuel, un style etc. J’ai commencé à enregistrer des reprises aussi, à faire des lives, dont un justement enregistré à l’Auditorium de Saint-Ouen. Bref j’étais lancé ! 

Où en êtes-vous aujourd’hui et quelles sont vos ambitions pour la suite ? 

Aujourd’hui j’apprends petit à petit à me servir correctement des logiciels dans le but de pouvoir créer des compositions plus riches musicalement que ce que j’ai fait jusqu’à maintenant, qui reste très acoustique, et d’explorer des sonorités différentes. Je reste tout de même très folk / rock dans l’âme. Même si mes goûts musicaux sont larges, et que je peux passer dans ma playlist de Booba à Theo Lawrence, ou des Beatles à Post Malone, mes vraies bases sont assez rock indépendant. 

J’essaie de mixer mes influences premières (Oasis, Kinks, Blur, Velvet Underground, Strokes, Nirvana, Libertines…) et mon amour pour la chanson française, plutôt old- school (Gainsbourg, Bashung, Renaud, Brassens…) pour sortir des morceaux aux sonorités anglo-saxonnes, mais en français dans le texte. 

En parallèle je vais continuer de faire de plus en plus de lives, car c’est aussi ce qui me plait dans la musique, tenter des premières parties, et participer à des tremplins musicaux… 

Actuellement, j’essaie de me concentrer pleinement sur a musique, d’y passer du temps et de le faire bien, car c’est ce qui me passionne. En y consacrant plus de temps, je réalise aussi à quel point c’est un milieu exigeant, difficile, où pour sortir du lot il faut vraiment être rigoureux et travailleur, avoir un poil de chance, et où il ne faut pas avoir peur de tenter beaucoup sans forcément attendre de résultat immédiat. Mais le jeu est le même pour tout le monde ! 

Avez-vous des lieux favoris pour jouer à Paris ?

Il y a une scène ouverte que j’aime beaucoup, au Highlander. C’est un pub à côté du Pont Neuf. Ça se passe à la cave, avec un espace dédié. On y retrouve beaucoup de musiciens, d’horizons très différents, aux personnalités diverses, certains pour un soir, d’autres plus habitués… Il y a une vraie effervescence, et l’ambiance est bienveillante. J’essaie d’y aller régulièrement pour tester de nouvelles compos ! 

De manière plus générale les scènes ouvertes sont de bons moments pour rencontrer d’autres musiciens, échanger, et faire de belle découvertes ! 

J’ai aussi une vraie affection pour l’Auditorium de Saint-Ouen, dans lequel j’enregistre et où je répète parfois. Les équipes sont vraiment sympas, très pros, et le lieux est vraiment chaleureux , aux antipodes des salles de répètes où les musiciens se croisent à la chaines sans s’adresser un mot. 

Votre prochain rendez-vous ?

Actuellement je planche sur un deuxième EP, toujours en français. Je travaille aussi pour sortir des morceaux clipés, chose que je n’ai pas faite jusque là. 

Les lives également vont arriver en début d’année, avec des concerts solo, en dehors des scènes ouvertes. 

De manière générale j’essaie de toujours plancher sur quelque chose de nouveau, et de suivre mes envies. J’ai adorer par exemple tout le travail autour de mon live enregistré à l’Auditorium de Saint-Ouen. C’est clairement un format que je vais réutiliser bientôt. C’est une bonne façon de lancer du contenu à moindre coût, en se faisant plaisir, et en se valorisant – quand sa musique se prête bien au format live. 

Une autre anecdote ou info que vous souhaitez partager ?

Pour revenir sur mon nom de scène, Gosse, je pense qu’il caractérise bien ma musique dans l’esprit, l’énergie… des rythmes parfois nerveux, mais pas calés au millimètre, des mélodies qui en live fuient le métronome, et des textes souvent écrits d’une traites, sans se poser trop de questions. Entre histoires d’amour ratées et divagations sociales un peu blasées. 

Pour aller plus loin

Retrouvez Gosse sur Facebook, Instagram, Soundcloud et Spotify.

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